A sept mois du coup d’envoi de la coupe du monde de football prévu du 11 juin au 19 juillet 2026, la Russie qui n’est pas autorisée à prendre part à cette compétition vient de jeter un gros pavée dans la marre. Moscou envisage en effet, l’organisation de sa propre Coupe du monde 2026 avec les pays absents. Une riposte à la fois sportive et politique.
L’offensive Russe, envisagée pour concurrencer les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, coorganisateurs de la Coupe du monde 2026 est inédite : organiser un tournoi international alternatif. Lequel devrait regrouper les pays absents de la compétition parrainée par la Fifa. Ce projet russe présenté comme « le mondial des exclus », semble être une initiative à la fois politique et sportive prise par Moscou pour imposer sa présence sur la scène internationale en cette période où les esprits sont déjà rivés en Amérique du nord.
Avec le Pakistan et le Congo, la Russie – en raison de son invasion en Ukraine – a été exclue du mondial 2026 par la Fifa. Au ban de la communauté internationale depuis le conflit Ukrainien en 2022, la Russie vit une sorte d’isolement sur le plan sportif. Il n’y a plus de compétitions officielles, les matchs amicaux sont sans visibilité, et Moscou subit un important manque à gagner économique. Cette mise à l’écart a poussé les autorités sportives russes à chercher de nouvelles stratégies pour exister en dehors du cadre établi.
La Fifa n’a pas encore officiellement réagi à cette information qui risque de perturber le déroulement du « Mondial officiel ». En attendant les développements futurs, plusieurs sources affirment que Moscou aurait déjà jaugé le Pérou, le Nigéria (récemment éliminé par la RD Congo), la Serbie, la Grèce, la Chine, le Chili, le Venezuela et le Cameroun. Le plus cocasse dans cette affaire, c’est que les initiateurs qui envisageraient d’organiser l’évènement en Russie, n’excluraient pas de programmer certaines rencontres dans des villes américaines, en plein cœur du pays hôte de la Coupe du monde officielle.
Elhadji Mansor NDIAYE